Le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji, a fermement condamné les propos attribués à Fils Mukoko, qui aurait appelé à l’armement des civils. Face à la polémique suscitée par une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux, il réclame l’ouverture urgente d’une enquête afin que les responsabilités soient établies.
Dans sa réaction, Aimé Boji a rappelé les exigences constitutionnelles encadrant le recours aux armes en République démocratique du Congo. Il a notamment évoqué l’article 190 de la Constitution, qu’il présente comme une disposition interdisant l’armement des civils.
Pour le président de la Chambre basse du Parlement, le patriotisme ne saurait justifier des discours susceptibles d’alimenter les tensions ou de menacer la sécurité des personnes. Il a également insisté sur la nécessité de privilégier la voie diplomatique dans la gestion des différends entre États, sous l’autorité du chef de l’État, plutôt que de recourir à la violence ou aux menaces contre les ressortissants étrangers.
Une polémique qui prend de l’ampleur
Cette prise de position intervient après la diffusion d’une vidéo devenue virale dans laquelle Fils Mukoko évoquerait la distribution d’armes aux civils. Ces déclarations ont provoqué de nombreuses réactions au sein de la classe politique et des institutions publiques.
Le gouvernement, le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC), ainsi que les autorités provinciales ont également réagi à cette affaire, avec des mesures et des sanctions annoncées. Le dossier a, par ailleurs, été transmis à la justice.
En réclamant une enquête urgente, Aimé Boji appelle ainsi à l’établissement des faits et à l’application des dispositions légales en vigueur. L’évolution de cette procédure judiciaire devrait permettre de déterminer les responsabilités éventuelles dans cette affaire qui relance le débat sur les limites de la liberté d’expression, la sécurité publique et les conséquences des appels à l’armement des civils en RDC.
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