Le gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba, a procédé jeudi 14 mai 2026 au lancement d’un atelier technique consacré à la réforme structurelle de la Direction Générale des Recettes de Kinshasa (DGRK) ainsi qu’à la modernisation du système de mobilisation des recettes urbaines.
Cette initiative intervient après plusieurs évaluations institutionnelles ayant mis en évidence diverses faiblesses dans le fonctionnement actuel de la DGRK, notamment la concentration des missions fiscales et non fiscales au sein d’une même structure, le manque de spécialisation des services, la persistance des procédures manuelles favorisant les pertes de recettes ainsi que l’absence d’un système efficace de traçabilité financière.
À travers cette réforme, l’exécutif provincial ambitionne de bâtir une administration fiscale moderne, plus transparente et davantage adaptée aux réalités de la capitale congolaise.
Au cours de cet atelier, les participants sont appelés à examiner et valider plusieurs projets de textes relatifs à la création de nouvelles régies financières, au fonctionnement administratif des futures structures ainsi qu’à la feuille de route devant conduire à la mise en œuvre effective de cette réforme.
Le gouverneur Daniel Bumba a annoncé la création de deux nouvelles régies financières : la Direction Générale des Recettes Fiscales de Kinshasa (DGRFK), qui sera chargée des impôts provinciaux, et la Direction Générale des Taxes de Kinshasa (DGTK), qui s’occupera des taxes, droits et redevances urbaines.
Selon l’autorité urbaine, cette restructuration vise notamment à renforcer l’efficacité dans la collecte des recettes, améliorer la transparence dans la gestion financière et accélérer le développement de la ville de Kinshasa.
Daniel Bumba a également rassuré les agents et cadres concernés, affirmant que cette réforme n’entraînera aucune suppression d’emplois. Au contraire, elle pourrait générer près de 5 000 nouveaux emplois grâce à la modernisation du système et à l’élargissement des structures administratives.
L’exécutif provincial entend également miser sur la digitalisation des opérations financières afin de limiter les fraudes, sécuriser les recettes publiques et améliorer le suivi des transactions au sein des nouvelles régies financières.
Jonathan Kalonji

