Une conférence dédiée à l’entrepreneuriat s’est tenue ce mardi 6 mai à Kinshasa, réunissant acteurs publics, partenaires et bénéficiaires autour des avancées du Fonds de Garantie de l’Entrepreneuriat au Congo.
Au cœur de cette rencontre, le Directeur général du FOGEC, Laurent Munzemba Kompa, a dressé un bilan encourageant du programme d’accompagnement des entrepreneurs. Il a salué « le sentiment du travail accompli », tout en reconnaissant que « le chemin reste encore long ».

La cérémonie a notamment marqué la célébration de la quatrième cohorte d’entrepreneurs financés. Celle-ci compte 102 bénéficiaires pour un montant global de 3,5 millions de dollars. Depuis la mise en place du fonds, ce sont désormais 456 entrepreneurs qui ont été soutenus, pour un financement cumulé de 5 millions de dollars.
Selon le DG du FOGEC, cette progression illustre une dynamique réelle. « Nous sommes partis de 10 entrepreneurs pour la première cohorte, puis 48 pour la deuxième, 90 pour la troisième, et aujourd’hui 102. Cela prouve que le mécanisme fonctionne et gagne en impact », a-t-il souligné.
Créé à partir d’un simple décret, le FOGEC s’est construit progressivement jusqu’à devenir un outil clé d’accès au financement pour les petites et moyennes entreprises en République démocratique du Congo. Une initiative qui, au départ, suscitait du scepticisme, mais qui s’impose aujourd’hui comme une réalité tangible.

Intervenant également lors de cette conférence, le ministre de l’Entrepreneuriat et du Développement des PME, Justin Kalumba Mwana Ngongo, a insisté sur la nécessité de renforcer l’écosystème entrepreneurial. Il a plaidé pour une approche structurée autour de la formation, du financement, de l’équipement et de l’accès aux marchés.
Le ministre a notamment mis en avant le concept des « trois C » : le crédit, la capacitation (formation) et la commande publique. Sur ce dernier point, il a rappelé l’importance d’intégrer davantage les PME locales dans les marchés publics, évoquant un objectif de 40 % de sous-traitance en leur faveur, dans une logique de « discrimination positive ».

Par ailleurs, il a insisté sur l’amélioration du climat des affaires et le rôle d’institutions comme l’Agence de promotion de la classe moyenne (APROSEL), appelée à accompagner la transformation économique et sociale des entrepreneurs congolais.
Enfin, le FOGEC a annoncé des perspectives ambitieuses, notamment avec le lancement prochain d’un programme présidentiel prévu le 23 juin, qui permettra d’accroître les moyens d’intervention. À cela s’ajoute un projet de création d’une société commerciale de garantie, destinée à financer des projets de plus grande envergure, pouvant atteindre plusieurs millions de dollars.
À travers ces initiatives, les autorités entendent consolider la croissance économique du pays en renforçant durablement le tissu entrepreneurial national.
Jonathan Kalonji

