Plusieurs officiers supérieurs des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont été transférés à la prison militaire de Ndolo, à Kinshasa, à l’issue d’une enquête approfondie de six mois menée par les experts du Conseil national de cyberdéfense (CNC).
Selon le CNC, des éléments de preuve jugés « irréfutables » auraient été réunis contre les personnes mises en cause.
Parmi les officiers concernés figurent le lieutenant-général Franck Buamunda Ntumba, ancien chef de la Maison militaire du président de la République, le général-major Christian Ndaywel Okura, ainsi que les généraux de brigade Benjamin Katende Batubadila et Antoine Longondjo Lobandji, dit « Lolo ».
Sont également cités le colonel Jules Boele Bagolome, le major Jean Lambert Embole Ngondili, le lieutenant-colonel Ada Sebakungu, ainsi que plusieurs civils, dont Jean Marcel Kabeya Mbuyi, John Safari Bigarura et John Mbu-Letang.
Les prévenus font face à de lourdes accusations, notamment
• association de malfaiteurs,
• complot contre le chef de l’État,
• tentative d’assassinat,
• trahison pour intelligence avec une puissance étrangère,
• violation des consignes militaires,
• clientélisme,
• diffusion de fausses informations sur les réseaux sociaux,
• offense au président de la République.
• incitation à la prise des armes contre l’autorité de l’État.
• et tribalisme.
L’affaire suit désormais son cours devant les instances judiciaires compétentes.
Jonathan Kalonji

