Ce vendredi 19 septembre 2025 – Dans une déclaration solennelle adressée « à la ville et au monde » (Urbi et Orbi), le Ministre des Droits Humains, Samuel Mbemba Kanda, a dénoncé avec force les crimes commis depuis plus de trois décennies dans l’Est de a q aqla République Démocratique du Congo, les qualifiant d’actes de génocide.

Le ministre rappelle que, conformément à la Convention des Nations Unies pour la prévention et la répression du crime de génocide, ces atrocités s’inscrivent dans la définition juridique du terme. Meurtres massifs, atteintes graves à l’intégrité physique et mentale, conditions d’existence entraînant la destruction d’un groupe ou transferts forcés d’enfants, « tout concourt à démontrer la volonté d’anéantissement d’une partie de la population congolaise », insiste-t-il.

Des massacres documentés

S’appuyant sur le Rapport Mapping du Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme et divers rapports d’experts (dont les résolutions S/RES/2765 (2024) et S/RES/2773 (2025)), le ministre a dressé une liste macabre d’atrocités perpétrées :

• Massacre de Tingi-Tingi : entre 100 000 et 300 000 réfugiés tués par l’Armée Patriotique Rwandaise.

• Massacre de Kalima : 200 réfugiés massacrés dans les territoires de Pangi et Kasongo.

• Massacre de Makobola : 800 personnes tuées et des centaines de maisons incendiées.

• Massacre de Katogota : civils brûlés vifs, habitations incendiées, exécutions sommaires.

• Massacre de Mwenga : 15 femmes enterrées vivantes avec un homme.

• Massacre de Kamituga : centaines de personnes massacrées à l’arme blanche.

• Massacre de Kasika : 1 000 civils assassinés, dont des femmes enceintes, des enfants et un prêtre tué dans une église.

Le ministre souligne que ces crimes, largement documentés, ont été commis par des groupes armés étrangers et leurs supplétifs locaux, notamment le Rwanda et ses alliés du M23/AFC, qui continuent aujourd’hui leurs offensives dans plusieurs localités comme Kishishe, Kibiruma, Kitchanga, Maboya, Kanyabayonga, Bwito, Minova et Goma.

Un appel à la conscience universelle

« Plus de 10 millions de morts et plus de 10 millions de victimes vivantes, dont des femmes violées, des orphelins et des déplacés internes : ces chiffres accablants devraient interpeller la conscience universelle », a déclaré Samuel Mbemba Kanda.

Il a appelé la communauté nationale et internationale à reconnaître officiellement ces atrocités comme un génocide, suivant l’engagement du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, garant de la Nation.

« L’opinion nationale doit s’approprier ce combat pour que justice soit rendue, dans un esprit de solidarité avec les victimes, afin de briser le silence complice », a conclu le ministre.

Jonathan Kalonji 

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