Le candidat de la majorité parlementaire de l’Union sacrée de la Nation, Aimé Boji, est désormais le nouveau Président de l’Assemblée nationale, devenant ainsi le 23ᵉ titulaire de ce poste. Il a été élu avec une écrasante majorité de 413 voix sur 423 votants, contre 10 bulletins nuls, lors du scrutin organisé ce jeudi 13 novembre 2025 au Palais du Peuple.
Dans son discours inaugural, Aimé Boji a placé au cœur de son mandat l’amélioration des conditions de travail des députés ainsi que le renforcement de leur dignité au sein de l’institution. Il a réaffirmé sa volonté d’être le « porte-voix des élus du peuple », en prônant une gouvernance axée sur la transparence et l’équité.

« Ma priorité sera claire : replacer les députés au centre de l’action de l’Assemblée nationale. Cela inclut le respect et la considération de chaque élu, qu’il soit de la majorité ou de l’opposition ; une participation équitable aux missions parlementaires dans le respect du pluralisme politique, une distribution équitable de la parole pendant les plénières, ainsi qu’une rémunération adéquate, régulière et payée à l’échéance », a-t-il déclaré.
Le nouvel élu a également promis d’améliorer les conditions de vie, la mobilité et la couverture médicale des parlementaires. Il a insisté sur la mise en place d’une gestion administrative et financière rigoureuse et transparente, afin de restaurer la confiance au sein de l’institution.
Aimé Boji a par ailleurs annoncé que l’une de ses priorités majeures sera l’amélioration des conditions de travail du personnel administratif et des assistants parlementaires, qu’il a qualifiés de « maillons essentiels au bon fonctionnement de l’Assemblée nationale ».

Avant son élection, Aimé Boji occupait depuis août le portefeuille de ministre de l’Industrie, après avoir exercé les fonctions de ministre du Budget. Il avait démissionné du gouvernement le 20 octobre dernier pour se lancer officiellement dans la course à la présidence de l’Assemblée nationale.
Il succède à Vital Kamerhe, qui a quitté ses fonctions à la suite d’une pétition déposée contre lui, l’accusant notamment d’opacité dans la gestion des affaires parlementaires.
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