Le sang a une nouvelle fois coulé à Komanda. Le massacre d’au moins 40 fidèles catholiques dans la paroisse Bienheureuse-Anuarite a plongé la République démocratique du Congo dans une profonde consternation. Face à cette barbarie, la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) a exprimé son indignation et dénoncé l’inaction persistante des autorités congolaises, alors que la province de l’Ituri est placée sous état de siège depuis plus de deux ans.

Dans une déclaration rendue publique ce lundi, l’épiscopat congolais fustige l’inefficacité des dispositifs sécuritaires mis en place dans la région, en dépit de la présence conjointe des FARDC, de l’armée ougandaise (UPDF) et de la Mission onusienne (MONUSCO).
« Ce énième massacre constitue un échec flagrant de la stratégie militaire actuelle », affirme la CENCO, exigeant l’ouverture immédiate d’une enquête indépendante afin de faire toute la lumière sur ces atrocités.
L’Église catholique, profondément bouleversée, s’interroge sur les véritables instigateurs de ces violences à répétition.« À qui profitent ces crimes ? Ces attaques obéissent-elles à un agenda caché ? », questionne la CENCO.
Dans son appel, l’épiscopat congolais exhorte l’État à restaurer d’urgence l’autorité publique dans cette région meurtrie et à assurer la protection effective des populations civiles, devenues les principales victimes d’un conflit sans fin.
Jonathan kalonji
